À mesure que les entreprises se développent, s’implantent sur de nouveaux marchés et digitalisent leurs activités, un constat s’impose : les risques qui menacent leur trésorerie ont eux aussi évolué. Le risque de crédit n’est plus le seul danger pesant sur le cycle de la commande à l’encaissement (order-to-cash). La fraude – en particulier les fraudes sophistiquées reposant sur l’usurpation d’identité – constitue désormais un risque majeur, encore amplifié par l’utilisation de l’intelligence artificielle.
De nombreuses entreprises utilisent déjà l’assurance-crédit pour se protéger contre les impayés. Toutefois, une part croissante des pertes n’est plus liée à l’insolvabilité ou à un défaut de paiement prolongé, mais à la fraude : faux acheteurs, factures falsifiées, détournements de paiements ou comportements malveillants de collaborateurs. Ces pertes surviennent souvent en amont, avant même qu’une créance commerciale réelle n’existe, et ne relèvent donc généralement pas du champ de couverture de l’assurance-crédit.
C’est là qu’intervient l’assurance contre la fraude. Associée à l’assurance-crédit, elle constitue une combinaison puissante permettant de sécuriser l’ensemble du processus order-to-cash, depuis l’intégration des clients et la prise de commande jusqu’à la facturation et l’encaissement des paiements.
Pourquoi l’assurance-crédit seule ne suffit pas
L’assurance-crédit est conçue pour protéger votre entreprise contre le risque de crédit : lorsqu’un client réel, avec lequel vous détenez une créance commerciale légitime, ne règle pas sa dette. Elle est particulièrement efficace pour :
- Préserver votre bilan et votre trésorerie lorsque vos acheteurs ne peuvent pas honorer leurs paiements.
- Favoriser une croissance plus sécurisée sur de nouveaux marchés et avec de nouveaux clients.
- Renforcer votre position dans les négociations avec les banques et les investisseurs.
Cependant, les schémas de fraude modernes exploitent souvent des failles dans vos processus avant même qu’une créance valide ne soit créée. Dans ces situations, il n’existe aucun débiteur réel et, par conséquent, aucune base permettant de faire jouer l’assurance-crédit. Par exemple :
- Un faux acheteur usurpe l’identité d’une entreprise reconnue et passe des commandes qui ne seront jamais réglées.
- Un fraudeur modifie les coordonnées bancaires figurant sur une facture ou dans un e-mail, afin de détourner les paiements vers un compte frauduleux.
- Un employé ou un partenaire de confiance manipule les systèmes internes pour rediriger des fonds à son profit.
Il ne s’agit pas ici de défauts de paiement liés à un risque de crédit, mais bien de cas de fraude. Pour se protéger contre ces risques, les entreprises ont besoin d’une solution complémentaire.